La crise de 2008 dont nous avons célébré le 10ème anniversaire durant le mois de septembre 2018 nous aura au moins appris une chose. L’expression « too big to fail » est à bannir du secteur de la finance. Oui une très grande banque peut faire faillite. La chute de Lehman Brothers le 15 septembre 2008 en est l’illustration.

Une telle crise systémique peut elle se reproduire ?

The Big Short - illustration VeraCash

Lehman Brother n’était pas too big to fail

L’important c’est la taille ?
Alerte « spoiler » : on va enfin répondre à cette question cruciale ! Avant 2008, la planète entière, pensait qu’effectivement, avec une grande taille, il n’y avait pas de risque de panne. « Too big to fail » ! C’est le titre d’un roman paru en 2009 dont le sujet est la crise financière de 2008 et la chute de Lehman Brothers.

En raison de la crise des subprimes en 2007, le régulateur américain injecte plusieurs centaines de milliards de dollars dans les banques pour éviter un effondrement du système. Pour le monde de la finance, c’est bien la preuve que jamais, les Etats lâcheront les banques : too big to fail on vous dit.

Oui mais il ne faut pas abuser non plus. Certains défendent donc la thèse qu’il fallait faire un exemple et Lehman Brothers a été celui-ci. En effet, on notera qu’au même moment la FED et l’État américain sauvent AIG avec une quasi « nationalisation » de la compagnie d’assurance.

La faute aux crédits à taux variables ?

Les banques systémiques n’auraient jamais, au grand jamais, dû être ainsi exposées aux subprimes en 2007. Le régulateur et les autorités de contrôle ne peuvent pas accepter (et n’acceptent toujours pas en 2018) que les grandes banques s’exposent à de tels risques emprunteurs. On le sait tous, il est difficile d’obtenir un prêt si on n’apporte pas toutes les garanties pour le rembourser. Or, entre 2004 et 2007, l’attribution de crédits immobilier à taux variables tourne à plein régime aux Etats-Unis. Le marché est en pleine euphorie. Les marges des banques sont excellentes, les primes des commerciaux sont au taquet. Champagne ! Et pourtant, dans le même temps, les défaillances augmentent. Les défauts de remboursement se multiplient.

Titrisation massive : on s’en paye une bonne tranche !

Comment se fait-il que les autorités de contrôle n’aient rien vu ? Parce qu’il n’y avait rien à voir dans les banques. Elles s’étaient débarrassées de ce risque en le plaçant dans des véhicules de placement gérés par des organismes financiers moins régulés. C’est la titrisation.

C’est pratique, on mélange des bons et des mauvais crédits, « en tranches » (les américains utilisent le mot français), et comme ça, on ne voit pas la réalité. C’est ainsi que des véhicules financiers ont bénéficié de notes AA voire AAA de la part d’agences de notation alors qu’on y trouvait des créances totalement pourries notées pour leur part B ou BB mélangées avec actifs plus solides. C’est quand les « briques » de mauvaise qualité se sont brisées que l’ensemble de l’édifice s’est effondré.

Jenga effondré - The Big Short - illustration VeraCash

Un pari contre les banques, l’économie et l’Etat

Des observateurs plus attentifs que les autres vont finir par repérer la faille. Et comme on est dans le monde de la finance, ils vont y voir une fabuleuse opportunité : the big short ! Ils vont parier contre le marché, ils sont persuadés que le marché va se retourner un jour. Cela va donner un livre et un film excellents ! The big short, le casse du siècle. On y croise des personnages évidemment décalés, hors norme. Il faut avoir une forte capacité à penser autrement pour investir sur l’effondrement d’un système : contre les institutions, les banques, les Etats, les banques centrales…

Cette crise de 2008 nous a montré tout d’abord que la finance peut s’effondrer, qu’une grande banque peut faire faillite. Mais aussi que le contrôle et la régulation de ses principaux acteurs ne sont pas des assurance tous risques.

Depuis, les autorités ont décidé de renforcer les obligations des banques (en fonds propres et en liquidité), plusieurs pays ont légiféré sur la vente à découvert (le short) accusé de mettre la pression sur les marchés et donc d’accélérer ou d’accentuer une tendance baissière. Comme si cette pratique était la cause de la crise alors qu’il s’agit d’une conséquence ou d’une opportunité.

Ce constat d’une défaillance du système est aussi le point de départ de la réflexion de nombreux acteurs, citoyens, pour développer des méthodes d’échanges de valeur hors banques. Avec la création du Bitcoin en 2009 par exemple qui repose sur une gouvernance décentralisée et anonyme.

VeraCash parie sur la stabilité de l’or

D’autres, comme nous, estiment qu’il faut utiliser des actifs tangibles, de l’or, de l’argent pour garantir les échanges. Ainsi, quelles que soient les pannes de la finance, la valeur est maintenue.

En fait, nous avons pensé notre système pour qu’il soit résilient même en cas de faillite systémique ou de “bank run” localement. VeraCash aurait ainsi pu aider les Chypriotes en 2013 ou les Grecs en 2015, lors des limitations sur les retraits dans les distributeurs automatiques de paiement pendant des périodes plus ou moins longues.

Ainsi si votre banque est défaillante, le système VeraCash vous permet de continuer à vivre grâce à une “monnaie” capable de circuler entre particuliers et entreprises.