Chers membres,

Jeudi 23 juin, près de 52% des Anglais ont décidé de quitter l’Union Européenne. Alea jacta est. Quelles qu’en soient les raisons et les regrets exprimés a posteriori, le peuple anglais vient de démontrer que le choix lui appartenait. Ce vote est un aveu d’échec pour la construction européenne, aussi bien pour les élites qui nous gouvernent que pour la finance.

Drapeau de l'Union Européenne en lambeaux

Ceux qui ont glissé un bulletin dans l’urne ne sont pas les golden boys de la City qui paient des loyers exorbitants à Londres, non. Ce sont de simples citoyens tributaires de la politique économique et sociale du gouvernement britannique. Qui, finalement, est le véritable instigateur de cette désunion ? L’ingérence de la politique menée en Angleterre ou par l’Europe ?

Que l’on conteste, méprise ou approuve ce vote teinté de populisme, plus probablement guidé par l’émotion que par la raison, il est significatif. Les institutions européennes devraient saisir l’occasion qui leur est offerte de se remettre en question. Car c’est bien l’arrogance des politiques et tout le système monétaire actuel, basé sur une dette colossale, qui ont été sanctionnés par le référendum.

Je pense que ni du côté de l’Angleterre, ni de l’autre côté de la Manche, les élites qui nous gouvernent ne s’attendaient à ce qu’il ne soit pas qu’un simple pis-aller, laissant croire au peuple à un semblant de liberté. Les Anglais ont utilisé la démocratie directe et ont bloqué les rouages d’un système qui se pensait plus fort et au-dessus de tout.

L’issue est incertaine, mais il est évident que l’Europe ressort fragilisée de ce référendum. Même si les Anglais n’y avaient qu’un pied, les conséquences ont été immédiates et négatives dans le monde entier. Quelques jours après, les indices boursiers sont encore dans le rouge et c’est parti pour durer…

Encore plus que la Grèce maintenue sous financement artificiel, cette désunion de l’Angleterre est l’expression du rejet d’une construction qui s’est faite à l’envers, à commencer par la monnaie unique.

L’Euro n’est-il pas une construction artificielle créée pour favoriser la spéculation financière, à l’origine de la crise depuis 8 ans et accroissant les inégalités ? Notre récent sondage OpinionWay/AuCoffre.com montrait que 81% des personnes interrogées considéraient que l’Euro avait contribué à faire baisser leur pouvoir d’achat. Même si ces résultats nécessitent d’être nuancés, les Français ont de moins en moins confiance en leur monnaie.

L’incertitude générée par le Brexit a favorisé le cours de l’once d’or qui a pris 8% depuis vendredi 24 juin. Cette brusque remontée n’est pas qu’une conséquence éphémère d’investisseurs émotifs se ruant vers une valeur refuge. C’est le signe plus durable d’un rejet du système monétaire actuel. L’Euro est une monnaie basée sur la dette qui ne cesse d’appauvrir les citoyens au profit d’une élite. Elle n’est plus considérée comme une monnaie de confiance, et pas seulement par nos voisins anglais. Toujours selon le sondage  OpinionWay/AuCoffre.com, 60% des Français voudraient que l’Euro soit garanti par l’or présent dans les coffres des Banques centrales.

J’espère que l’Union Européenne verra dans ce vote l’occasion de repartir sur de vraies valeurs communes. Une construction plus solide ne pourra se faire sans redéfinir un nouvel environnement politique, plus vertueux, ni sans une véritable monnaie de confiance, transparente et forte, adossée à des actifs tangibles. Cette monnaie supranationale pourrait être complétée par d’autres monnaies qui favoriseraient la cohésion sociale, le développement d’économies locales et solidaires pour repartir sur un terreau européen plus solide et plus soudé.

Vous le savez, l’or physique et l’argent métal sont les meilleurs actifs tangibles qui soient pour se préserver de la volatilité et de l’incertitude. C’est certainement la meilleure occasion de le vérifier depuis le dernier sommet de la crise en 2008. Rappelez-vous comme les pièces en or d’investissement avaient pris de la valeur (alors même que le cours de l’or dévissait). Ceux qui avaient subi des pertes en bourse avaient pu les éponger en revendant quelques pièces. C’est le genre de période où les pièces sont très demandées et où leur prime grimpe en flèche.

 

@ très bientôt !
Jean-François FAURE, PDG de VeraCash